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Histoire

L’origine du nom de la commune vient du latin Beati Petri de Cormeliis.

Autrefois rattachée au fief de Cormeilles, la paroisse Saint-Pierre est devenue une commune à part entière après la Révolution Française, tout comme la paroisse de Saint-Sylvestre (désormais Saint-Sylvestre de Cormeilles).

 

Mais l’histoire débute il y a bien plus longtemps encore.
Guillaume Fitz Osbern, frère de lait de Guillaume le Conquérant, remplace son père lorsque celui-ci se fait assassiner, devenant ainsi à son tour sénéchal du fameux Duc de Normandie. Il est intégré à la cour vers 1040 et est alors doté de plusieurs fiefs, dont celui de Cormeilles.
Ensemble, ces deux amis partiront conquérir l’Angleterre en 1066. En remerciement pour sa bravoure et son dévouement, il recevra des territoires en Angleterre et au Pays de Galles.

Guillaume Fitz Osbern fonde l’abbaye bénédictine Notre-Dame vers 1055 (sur l’actuelle commune de Saint-Pierre-de-Cormeilles). Il y sera enterré en 1071, après avoir perdu la vie au combat.

le colombier de l’Abbaye Notre-Dame, depuis le cimetière du village

Mal entretenue, l’abbaye se dégrade dès le XVe siècle. La majeure partie de l’édifice est finalement détruite en 1778, peu avant la Révolution.
Seuls subsistent encore le manoir des abbés, les murs d’enceinte et le colombier (propriété privée).
Différentes abbayes au Pays de Galles et en Angleterre auraient dépendu de Cormeilles au Moyen-Âge (dont celles de Chepstow, de Kyre et peut-être de Shirehampton).

 

Le 31 mai 1794, Mr Saint-Saulieu, receveur laïc de l’abbaye natif de Routot et résidant dans les bâtiments, y fut exécuté par les révolutionnaires.

 

 

Saint-Pierre-de-Cormeilles est traversée par une ancienne voie romaine qui reliait Lisieux (14) à Lillebonne (76). Cette voie passe notamment par le lieu-dit la Chaule, qui abritait la chapelle Saint-Barthélemy, servant de léproserie.

la voie romaine vers la route de la Plaine

 

 

L’église de la commune date du 13ème siècle. Un des vitraux est classé, il date de cette époque. Restauré en 2020 à l’Atelier Gouty de Cormeilles (27), le vitrail à l’Agneau est visible dans le choeur.

le vitrail avant restauration

le vitrail restauré en 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les autres vitraux du choeur ont été réalisés par le maître verrier François Decorchemont au milieu du XXe siècle. Ils relatent l’histoire de Saint-Pierre-De-Cormeilles depuis la fondation de l’abbaye.

Depuis l’été 2022, un chemin de croix unique en France, créé et réalisé par l’Atelier Gouty, a été installé dans la nef. Les stations en vitraux sont disposées devant des panneaux led lumineux.

 

Le chemin de croix lumineux

Les lambris des plafonds de la nef et du chœur, en forme de coques renversées, datent du 16ème siècle.

 


L’édifice a subi de nombreux travaux à partir du 19ème siècle, notamment les constructions de la tour du clocher (1855), de la sacristie et la réfection des baies de la nef et du choeur.

Le bâtiment a un peu souffert durant la seconde guerre mondiale. Quelques stigmates sont visibles (entre autre au niveau des stalles du choeur : les trous proviendraient d’éclats de balles).

De gros travaux ont été entrepris depuis plusieurs années pour rénover l’intérieur de l’église : elle est de nouveau ouverte au public tous les jours, de 9h à 18h. Les peintures murales sont récentes mais reprennent en partie les motifs des celles qui recouvraient autrefois tous les murs de l’édifice.

Le choeur avant 1950 (date imprécise)

De nouveau, l’église est donc ouverte aux évènements religieux mais aussi artistiques.

 

Sources : Wikipedia, Le Réveil Normand (Hugo Blin) et Communes-Francaises.fr

Concert : Romain Leleu et son quintette (en partenariat avec les Musicales de Cormeilles – 10/08/21)